Publié le 16/06/2009 à 19:21 par histoiredestations
Emile Zola, autoportrait au béret 1902
AVENUE EMILE ZOLA, ligne 10, 15eme arrondissement.
La station comme vous l’aurez surement deviné rend hommage à l’écrivain français, auteur des
misérables…Oups pardon, ça c’était
Hugo…
Alors voyons, ce qui est sur c’est que je m’y connais mieux en
Emile Zola qu’en
Alexandre Dumas. Dans un sens c’est pas trop dur !
Vous vous souvenez c’est cet auteur supra chiant qu’on nous forçait à lire au lycée ? ...
Déjà pour resituer un peu les choses, il est né en
1840 et est mort en
1902. On lui doit principalement les
Rougon-Macart, fresque romanesque en vingt volumes dépeignant la société française sous le Second Empire. Qui n’a jamais lu au moins l’un d’entre eux ? Parmis les plus connus on trouve surement Germinal, bien sur, l’assommoir, Nana, la bête humaine, l’argent…Je ne les ai pas tous lu.
Comme
Guy de Maupassant ou
Joris-Karl Huysmans,
Zola appartient au mouvement
naturalisme. Mouvement littéraire de la fin du Second Empire (1870), né de l’influence des sciences, de la médecine expérimentale et des débuts de la psychiatrie. Grosso modo, il s’agit de peindre les humains et la société en tenant compte des déterminismes sociaux et biologiques qui influent sue l’individu et les groupe.
C’est notamment ce que l’on retrouve dans les « Rougon-Macquart » ou la fatalité héréditaire est très présente et ou certain comportement tel l’alcoolisme semble inexorablement se transmettre d’une génération à l’autre. Pauvre
Darwin…
Pour finir le
naturalisme tout comme le
réalisme se doit de dépeindre la nature et ses réalités sans rechercher de valorisation esthétique.
Voili ! Ah si
Zola est également l’auteur de «
J’accuse », célèbre lettre ouverte publiée en
janvier 1898, dans laquelle il défend
Alfred Dreyfus, officier français de religion juive accusé injustement de trahison. Cela lui vaudra un procès pour diffamation et de
charmantes vacances à Londres ou il est obligé de s’exiler.
L’avenue dont découle le nom de la station est située juste au dessus.
Publié le 06/06/2009 à 10:35 par histoiredestations
AUBERVILLIERS - PANTIN QUATRE CHEMINS, ligne 7
Station située à la limite des communes d'
Aubervilliers et de
Pantin, elle porte le nom des deux banlieux parisiennes. Construite au niveau d'un carrefour sur l'ancienne route des
Flandres, cela justifit l'appelation "
quatre chemins" apposée au deux noms.
Publié le 02/06/2009 à 20:21 par histoiredestations
ASSEMBLEE NATIONALE, ligne 12
Pas très romanesque comme nom pour une station ? Vous ne trouvez pas ? Enfin après tout ce n’est peut être qu’un point de vu...
Autrefois appelée
chambre des députés, ce n’est qu’en
1989 que la station a pris le nom d’
assemblée nationale.
Petit rappel : Historiquement la
chambre des députés est une institution perdurant jusqu’à l’effondrement de la
3eme république. Le système était alors
bicaméral (deux chambres) et l’
assemblée nationale était alors constituée du
sénat et de la
chambre des députés.
Sous la
cinquième le système est toujours
bicaméral, mais cette fois plus de
chambre des députés. (Ce qui justifie le changement de nom) L’
assemblée nationale constitue ainsi l’une des deux chambres du
parlement. La seconde étant le
sénat. Les deux chambres possèdent conjointement le rôle de discuter et d’adopter les lois, dont l’initiative revient soit au premier ministre, soit aux sénateurs, soit aux députés. Pour qu’une loi soit votée, il faut que les deux chambres parviennent à se mettre d’accord. Si vraiment elles n’y parviennent pas le gouvernement peut demander à l’assemblée de « statuer » et lui donne alors le dernier mot. Cette possibilité n'existe pas cependant pour les projets de loi les plus importants (en particulier les projets de loi révisant la Constitution) pour lesquels l'accord du
Sénat est indispensable.
Aujourd’hui l’
assemblée nationale siège au
Palais-Bourbon, hôtel particulier construit en
1722 qui fut la propriété de
Louis XV le Bien-Aimé puis du
prince de Condé.
Publié le 01/06/2009 à 19:53 par histoiredestations
ARTS ET METIERS, ligne 3 et 11.
La station tient son nom du
conservatoire national des arts et métiers (CNAM). Grand établissement d’enseignement supérieur et de recherche fondamentale.
Au démarrage lieu de démonstration
« pour l'emploi des outils et machines utiles aux arts et métiers », l'établissement prend une nouvelle dimension lorsqu'en
1819, le gouvernement lui donne pour mission de délivrer
« un enseignement public et gratuit pour l'application des sciences aux arts industriels ». Depuis lors, le
CNAM n’a cessé de diversifier ses enseignements (On y enseigne aussi bien la chimie que l'informatique, en passant par la sociologie du travail et l'économie industrielle). La recherche à également été beaucoup développée. De plus l’établissement conserve un riche patrimoine sur l'histoire des sciences et des techniques.
Plusieurs réalisations à l’intérieur du métro nous rappellent la proximité du conservatoire. Et notamment, ligne 11, à la place des habituels carreaux de faïence, des plaques de cuivre conçues par un dénommé
François Schuiten, dessinateur belge, ont été apposées. De même, dans les couloirs reliant les deux lignes, on peut également observer l’un des rares escalators à lattes de bois du métro de Paris.
Publié le 25/04/2009 à 12:00 par histoiredestations
ARGENTINE, ligne 1
Autrefois nommée
Obligado, en référence à une victoire franco-anglaise sur l’
Argentine en
1845, la station à ouvert ces porte le
1er septembre 1900.
Son changement de nom, lui date de
1948. La
« rue Obligado » dont découlé le nom de la station ayant déjà été modifié pour
« rue Argentine », on fit de même pour la station.
La France comptait ainsi remercier l'aide généreuse apportée par l'
Argentine pendant les premiers temps de la reconstruction de l'après guerre et la reconstitution des stocks de nourriture.
Sur la bataille d’
Obligado, en elle-même, on ne trouve pas grand-chose…
D’après ce que j’en ai compris il s’agirait d’une
bataille navale et
Obligado désignerait le passage par lequel l’escadre franco-anglaise aurait franchi
l’estuaire du Rio de la Plata, littéralement «
le fleuve d’argent » en Français.
Publié le 23/04/2009 à 12:00 par histoiredestations
Photo : Localisation D'Anvers en Belgique
ANVERS et contre tous,
ligne 2[/COLOR]Inaugurée le
7 octobre 1902, la station servit de terminus de la ligne
Porte Dauphine, pendant les quelques mois précédant l’ouverture d’un nouveau tronçon de la ligne allant d’abord jusqu’à
Alexandre Dumas, puis jusqu’au terminus actuel
Nation. Elle doit son nom au
square d'Anvers situé à proximité de la station.
En ce qui concerne
Anvers, elle-même, c’est du côté de nos amis Belges qu’il faut chercher la réponse et plus précisément du côté de la ville Belge d’Anvers.
Antwerpen en néerlandais, capitale de la province d'
Anvers et de l'arrondissement d'
Anvers. Elle se situe au Nord de la Belgique, en région Flamande à environs 80 km de la mer du Nord sur l’estuaire de l’
Escaut.
Alors pourquoi
Anvers et pas
Bruxelles ? C’est en faisant une petite recherche sur le square, que j’ai finalement trouvé la réponse…
En fait, c’est encore en référence à une victoire française, cette fois ci contre les Hollandais le
2 décembre 1832. Ceux-ci avaient en effet envahi la ville d’
Anvers et ne la quittèrent que le
23 décembre de la même année, troupe française à l’appui des belges.
Publié le 22/04/2009 à 12:00 par histoiredestations
ANATOLE FRANCE, ligne 3
Alors c'était un écrivain, de son vrai nom
Jacques Anatole François Thibault, né en
1844, mort en
1924. Voyons, il à été
académicien et à même reçu un prix
Nobel de littérature en 1921.
Considéré comme l’un des plus grands écrivains de la
Troisième République, il fut également l’un des plus importants critiques littéraires de son temps et il s’engagea en faveur de nombreuses causes sociales et politiques du début du XXe siècle.
On lui doit de nombreux poèmes, ainsi qu'un recueille de nouvelles B
althasar, plusieurs romans dont notamment
le crime de Sylvestre Bonard pour lequel il reçu son fameux prix Nobel, mais aussi
Thaïs, le
Lys Rouge,
l’histoire contemporaine,
l’ile des pingouins…
Bref que des trucs connus…A bon, à vous aussi ça ne vous dit rien ?
Publié le 21/04/2009 à 12:00 par histoiredestations
Photo : Situation de la Crimée
ALMA MARCEAU, ligne 9
Un mélange entre
pont de l'alma et
Sophie Marceau ? Hum quelque chose me dit que ce n’est pas le même marceau.
Alors voyons…
Pour le
pont, j’avais raison. La station porte à la fois le nom du
pont et de la
place de l’Alma. Place très célèbre puisqu’on y trouve la flamme de la liberté.
Alma fait en fait référence à la
bataille de l’Alma qui opposa le
20 septembre 1854 une coalition franco-britanno-turque à l'armée russe lors de la
guerre de Crimée (presque ile située au sud de l’
Ukraine) sur les rives du
fleuve l'Alma.
Historiquement, la
Crimée a été occupée par plusieurs peuples dont les Huns, les Coumans, les Tatars et a finalement été conquise par les Ottomans en
1475. Puis en
1774,
Catherine II de Russie oblige l'Empire ottoman à reconnaître l’indépendance de la presqu’île. Neuf ans plus tard elle annexe le territoire qu’elle a rendu indépendant.
En 1854 l’empire ottoman occupe la
Moldavie et la
Valachie (deux anciennes principautés, aujourd’hui régions faisant partie de la Roumanie.)
Lorsqu’en février la France et la Grande Bretagne demandent à la Russie de quitter ces deux principautés, la Russie ayant choisi de ne pas répondre, les nations française et britannique lui déclare la guerre le
27 mars 1854. Loin du prétexte religieux, la véritable raison du conflit est d'empêcher la Russie de profiter de la faiblesse de l'Empire ottoman pour s'assurer le contrôle des détroits du Bosphore et des Dardanelles et de contrôler ainsi le commerce maritime entre les mers Noire et Méditerranée.
En ce qui concerne
Marceau, hélas j’ai bien peur d’être tombée à côté. Rien à voir avec Sophie Marceau mais avec le général
François-Séverin Desgraviers-Marceau (1769 - 1796), rien que ça, qui combattit les révoltés vendéens au cours de la période révolutionnaire.
On lui doit notamment la
victoire du Mans en
1793, sanglante bataille au cours de laquelle périrent 10 000 Républicains contre 20 000 Vendéens.
Publié le 20/04/2009 à 12:00 par histoiredestations
Photo : Alexandre Dumas père
ALEXANDRE DUMAS, ligne 2
Un peintre ? Non un écrivain. A qui on doit ? Les
trois et non pas
quatre (Ni
cinq, sait-on jamais)
mousquetaires.
Bande d’incultes ! Heu pour le reste j’avoue que je n'en sais pour ma part, pas, non plus, beaucoup plus.
Voyons ce que nous en dit wiki…
Alors, il avait un fils qui s’appelait exactement comme lui, et qui est mort à
Marly-le-Roi. Marrant c’est là qu’été situé mon lycée. Oui bon c’est peut être pas non plus fondamentale ça comme information. Quoi que lui aussi été écrivain. C’est en effet à
Alexandre Dumas fils donc, qu’on doit
« la dame au camélia ». Si ca se trouve c’est en l’honneur du fils et non du père que la station se nome ainsi ?
Quoi d’autre ?
En ce qui concerne le
père, il est né un
24 juillet 1802, ce qui équivalait à l’époque au
5 thermidor de l'an X, tiens le
calendrier révolutionnaire était à parement encore en vigueur à cette époque. Et est mort un
5 décembre 1870.
A son actif une multitude de pièces et surtout de romans (Wikipedia recense 121 oeuvres) parmi lesquels les plus connu sont surement : La Reine Margot, le compte de Monte-Cristo (Héhé je l’avais lu), le collier de la reine, les trois mousquetaires, vingt ans après, les quarante-cinq, le vicomte de Bragelonne, la tulipe noire ect…
Publié le 17/04/2009 à 12:00 par histoiredestations
Photo : Vercingétorix déposant les armes devant Jules Césard
ALESIA, ligne 4
Quelque chose me dit que je m’apprête à livrer un
scoop.
Saviez-vous que cette station doit son nom à une petite ville gauloise peuplée d’irréductibles… Enfin irréductibles, pas si irréductibles que ça puisqu’au final ils se sont quand même tous fait massacrés. Bref de gaulois sous les ordres d’un dénommé
Vercingétorix, battu à
Alesia donc, en
– 52 avant JC par
Jules César?